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livres > psychiatrie philosophique et chrétienne
Ce livre a été publié originalement en 2005 aux Editions à la carte sous le titre
Psychiatrie-psychothérapie d'inspiration philosophique et chrétienne
Puis il est paru en 2008 aux Editions les Presses de la Renaissance sous le titre
Psycho Spiritualité l'alliance qui guérit
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La version originale Psychiatrie-psychothérapie d'inspiration philosophique et chrétienne est commandée par mail chez l'auteur (23 euros ou 35 francs + frais de port)
Résumé:
Selon les points de vue, la psychiatrie est la plus médicale des sciences humaines ou la plus humaniste des spécialités médicales. La présentation de ce document en deux parties si contrastées qu’elles auraient pu faire l’objet de publications séparées reflète cette irréductible bipolarité de la psychiatrie.
La première partie est une réflexion sur les fondements de ma pratique, qui trouve dans la philosophie le fil conducteur d’une psychiatrie intégrant traitements biologiques, soins psychosociaux et spiritualité, pour une prise en charge véritablement globale de l’être humain.
La psychiatrie a une position floue autant dans le giron des sciences humaines qu’en médecine. Une définition claire de ses procédés lui est donc indispensable si elle veut conserver son identité propre face aux puissantes influences de ces deux disciplines. J’en veux pour exemple la «» à outrance qui a vu la psychologie presque phagocyter la psychiatrie au 20 siècle. À l’extrême opposé, ces dernières décennies de nouveaux médicaments, révolutionnaires lorsque bien indiqués, ont introduit le nouveau risque d’une technicisation exagérée des soins psychiatriques.
La deuxième partie donne un éclairage concret sur le monde psy, autant sur les troubles mentaux qui le constituent, que sur les acteurs qui les soignent, tous deux encore très méconnus.
La psychiatrie est encore mal acceptée comme spécialité médicale à part entièrele grand public continue à la craindre et le corps médical à la suspecter.
Ignorance et préjugés restent le pire obstacle à une prise en charge optimale des troubles psychoaffectifs. Dans les pays industrialisés, la moitié des personnes souffrant de dépression ne consultent jamais. Sur la moitié examinée par un médecin, 50% seulement auront un diagnostic adéquat. La moitié des diagnostics donnent lieu à un traitement et quand celui-ci est ordonné, une fois sur deux il est mal ciblé ou insuffisant. En bref, sur seize Occidentaux déprimés, un seul bénéficie d’un traitement approprié. Dans les pays du Tiers-monde ce chiffre descend à un sur quarante.
Enfin, mon approche fait le pari d’intégrer, sans confusion, psychiatrie-psychothérapie moderne et anthropologie chrétienne. Le rationalisme et le positivisme ont coupé notre société de ses racines chrétiennes séculaires. Leur condamnation sans appel de la métaphysique et de la religion a constitué, selon l’expression de J.-.M. Lustiger, un véritable attentat contre notre culture. Ce séisme spirituel, que H. Tazieff considère comme la pire des catastrophes pour notre monde, a déboussolé les Occidentaux, abandonnés depuis, sans repères fiables, au relativisme et à l’individualisme consumériste.
Le christianisme est un ciment social et un ferment culturel, et non une utopie abstraiteil se mêle concrètement à l’histoire des hommes ou il n’est rien. Il va donc de notre survie de retrouver les valeurs chrétiennes, qui ont construit l’Occident traditionnellement identifié à la chrétienté.
L’Esprit du Christ est toujours à l’œuvre pour revitaliser chaque époque, chaque domaine et chaque pays ou communauté, pour leur ouvrir de nouveaux espaces de créativité. Toutes les activités, toutes les professions sont dès lors autant d’aréopages pour une réévangélisation réaliste de l’Occident. C’est une urgence car la nature humaine a une part divine qu’elle ne peut négliger longtemps sans hypothéquer son avenirDieu a créé l’homme à son image, et, pour devenir lui-même, il faut que «’homme passe l’homme» (B. Pascal). En le déniant ou en le refoulant, la psychiatrie, qui est une forme d’humanisme, persisterait dans une grave ignorance, au sens socratique du terme.
On pourrait en dire autant de la politique, de l’économie, de la pédagogie, de l’écologie ou de l’art. Qu’une majorité le réalise, et notre société sortira enfin de ses ornières désespérantes, sous la conduite de l’Esprit, ni Despote tout puissant, ni Magicien, mais Emmanuel bouleversant d’humilité et d’amour, «qui se laisse juger par l’homme…, Dieu toujours dans le camp de ceux qui souffrent.»